INTRODUCTION AU « FIQH » : JURISPRUDENCE ISLAMIQUE

INTRODUCTION AU « FIQH » : JURISPRUDENCE ISLAMIQUE

Dans la langue arabe, « fiqh » signifie « compréhension ». On trouve ce sens dans la parole d’Allah le très haut :  « Ils dirent : ô shu’ayb nous ne comprenons pas grand chose de ce que tu dit » (S11, V91)

Au sens usuel l’Imam Chafi’i (qu’Allah le couvre de sa miséricorde) l’a défini comme étant la science de la législation (la Chari’a) de tous les actes, par des preuves précises .

Par « les preuves précises », cet éminent imam sous-entend quatre choses :

1- Le Coran

2- La Sounnah

3- L’Idjma’(consensus)

4- Le Qiyass (raisonnement par analogie)

Le Coran et la Sounnah tout d’abord, car Allah Le très haut a ordonné aux croyants de Lui obéir ainsi qu’a Son messager Muhammad (Paix et Bénédictions Sur Lui).

Allah dit dans le Coran  « ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au prophète et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au messager, si vous croyez en Allah et au jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement) »

  • « Coran » signifie lecture en arabe, c’est la parole d’Allah révélée à Son messager Muhammad (PBSL)en langue arabe, transmis de manière sûre et inchangeable de générations en générations, qui commence par « Alfatiha » et fini par «An-nass».

  • « Sounnah » signifie « chemin » en arabe. Au sens courant c’est ce que le Prophète (PBSL) a dit , a fait et a accepté (ce dont il eu connaissance, qui existait à son époque et qu’il ne réprima pas ).

  • « Idjma’ » signifie « accord » dans la langue. Au sens courant, il désigne le consensus entre tous les moudjtahid (érudits, ceux qui font l’Ijtihad, l’effort de trouver ) de la comunauté du Prophète Muhammad (PBSL) après son décès, à une époque donné sur une loi de la Chari’a (législation islamique) .

Parmi ce qui valide l’utilisation de l’Idjma’ comme Dalil (preuve précise), il y a le hadith que rapporte l’imam Tirmidi d’Ibn ‘Omar (qu’Allah l’agrée) que le Messager d’Allah (PBSL) a dit : « Allah ne rassemblera jamais ma communauté sur un égarement ».

Il faut savoir aussi que l’Idjam’ nécessite un retour à un texte, du Coran de la Sounnah ou à un Qiyass .

Exemple : Il y a un Idma’ sur le fait que ce qui rend impure une grande quantité d’eau stagnante est ce qui change sa couleur, son goût ou son odeur .

- « Qiass » signifie analogie. Il désigne ici le fait de mettre en relation deux faits, l’un cité dans un texte de la Chari’a et l’autre qui ne se trouve dans aucun texte ; et cela parce que ces deux faits ont la même ‘illa (cause).

Exemple : La cause de l’interdiction de l’alcool (interdiction textuellement coranique) est la sobriété. Comme consommer de la drogue amène également la sobriété, la drogue est donc interdite par la relation qu’elle a avec le vin ( Le Prophète (PBSL) a montré cette relation en disant « tous ce qui rend saoul est interdit » ) .

L’unanimité des savants ont dit que le Qiass est autorisé, et peut être utilisé comme preuve s’il remplit certaines conditions ( ne pas contredire un texte ou un consensus, partage de la ‘illa , etc.), il y a donc des Qiasss acceptables et d’autres rejetables.

Le Qiass est validé par la pratique des compagnons comme le précise l’imam Ibn Battal et continu a etre pris comme preuve comme le souligne l’imam Ibn Taymiya dans son livre « Alfatawa » (Tome 21,p119).

-Et Allah est le plus savant -

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