
Plus de 60 conférences en français sur des thème très variés, rendez vous sur :
Contact : dourous@hotmail.com

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Salam ‘alikom
Le Mardi 1er juillet 2008 , il y aura une Conférences en français/arabe sur le thème suivant :
« Comment le musulman doit’il passer son été ? »
La conférences aura lieu à 20h à la grande mosquée de Drancy, Adresse 100 rue Julian Grimau 93700 Drancy .
La mosquée se trouve dans le centre comercial « Avenir »
Proche du metro 7 arret « 18 mai 1945″ et Du tramays T1 arret « Drancy-Avenir »
Extrait de l’epître « Bienveillance envers les gens de la Sunnah » du shaykh Abdul-Mohsin Al-Abbad. Numérisé par Al-Mourabitoune.
Epître du Shaykh Abdul Mohsin Aal Abaad. Extrait de « Bienveillance envers les gens de la Sunnah ». Numérisé par Al-Mourabitoune.
Nul n’est infaillible hormis le Messager d’Allah
; ainsi le savant n’est pas exempt d’erreur. Celui qui commet une erreur ne doit pas être suivi dans son erreur, mais celle-ci ne doit pas être prise comme prétexte pour le dénigrer et mettre les gens en garde contre lui ; au contraire on doit pardonner ses erreurs qui sont peu nombreuses à côté de ses nombreuses bonnes actions. Quand il s’agit de savants déjà morts, on profite de leur science sans les suivre dans leur erreur. De plus, on doit invoquer la miséricorde divine en leur faveur. Quant aux vivants, qu’il s’agisse d’un savant ou un étudiant en sciences religieuses, on doit les mettre au courant de leur erreur avec bienveillance et courtoisie pour les inciter à se corriger et revenir à la vérité.
Parmi les savants qui sont déjà morts et qui ont commis des erreurs en matière de croyance, bien qu’ils soient des références indispensables pour tous les savants et les étudiants en sciences religieuses, on peut citer les imams : Al Bayhaqi, An-Nawawi, et Ibn Hajar Al Asqalânî.
En ce qui concerne l’imam Ahmad Ibn Hussayn Abû Bakr Al Bayhaqi, Al Dhahabi
a dit de lui dans As-Siyar (à partir de la page 18/163) : « Il est le Hafidh, le très grand savant, le digne de confiance, le savant du fiqh et le shaykh de l’Islam. On lui a béni sa science et il a écrit des livres utiles (…). Et il s’isola dans son village pour se dévouer complètement à la compilation et l’écriture des livres, ainsi, il écrivit As-Sunaoul Koubrâ en dix volumes, nul n’a composé une œuvre pareille ».
Il cite aussi ses nombreux autres livres. Son livre As-Sunanoul Koubrâ, par exemple, comprend dix gros volumes. Il a rapporté de Al Hâfidh Abdul Ghâfir Ibn Ismaël une parole dans laquelle il a dit : « Ses livres comprennent près de mille volumes, personne n’a écrit une œuvre pareille. Il a réunit la science du hadith et le fiqh, a explicité les défauts des hadiths et la manière de concilier les hadiths ».
Al Adhabi
a également dit : « Les œuvres de Al Bayhaqi sont d’une grande valeur, pleines de richesse ; peu sont ceux qui ont embelli leurs œuvres comme l’Imam Abû Bakr. Il convient donc au savant de leur accorder un grand intérêt, surtout son livre As-Sunanoul Koubrâ ».
Quant à l’Imam Yahya Ibn Charaf An-Nawawsi, Al Dhahabi a dit de lui dans Tazkiratoul Houfaz (4/259) : « L’imam, le Hafidh, sans égal, le modèle, le shaykh de l’Islam, l’étendard des élus d’Allah (walis)… il est l’auteur de plusieurs ouvrages utiles (…) Outre le fait que c’était un véritable combattant qui travaillait sa dévotion, le contrôle et la purification de son âme et la suppression de ses désirs, il avait mémorisé les hadiths, ses règles d’analyse, ses transmetteurs, maîtrisait les hadiths authentiques et les hadiths faibles ; il était une autorité compétente dans la connaissance du Madzhab ».
Ibn Kathir
a dit dans Al Bidayah Wal Nihaya (17/50) : « Ensuite, il s’intéressa à l’écriture des livres et en écrivit beaucoup ; parmi ses œuvres, il y en a qu’il a finies tandis que d’autres sont restées inachevées. Pour celle qu’il a achevées, citons le commentaire de Muslim, Ar-Rawdha, Al Minhaj, Ar Riyadh, Al Adhkar, At Tibiyan, Tahrirout Tanbih, Tashihout Tanbih, Tahziboul Asma’i Wal Loughat, Tabaqatoul Fouqaha, etc.
Parmi celles qu’il n’a pas achevées – et qui n’auraient pas d’égale dans leur domaine s’il avait pu le faire – il y a Charhoul Mouhadhab qu’il a nommé Al Majmou’, il est arrivé jusqu’au chapitre sur l’intérêt usuraire et l’a traité de façon brillante, rendant ainsi un grand service à la communauté. Il a aussi participé à l’élaboration du fiqh de l’école (Chafé’ite), y a traité de la science du hadith comme il se doit, ainsi que Al Gharîb, la langue arabe et des choses importantes qui ne se trouvent que dans cet ouvrage… Je ne connais pas parmi les livres du fiqh un livre meilleur que celui-là, toutefois, il faut lui apporter des compléments. »
Cette œuvre est d’autant plus remarquable qu’il n’a pas vécu longtemps. Il n’a vécu en effet que quarante-cinq ans, puisqu’il est né en 631H et est décédé en 676H. Quant à Al Hafidh Ahmad Ibn Ali Ibn Hajar Al Asqâlani
, il s’agit de l’Imam célèbre par ses nombreux livres dont le plus important est Fathoul Bâri, un commentaire de Sahih Al Boukhari. C’est un grand livre de référence pour les savants. Parmi ses œuvres il y a aussi Al Issâbah, Tahdhibout Tahdhib, Taqribout Tahdhib, Lissanoul Mizân, Ta’jiloul Manfa’, Bouloughoul Marâm, etc.
Parmi les contemporains, il nous faut évoquer le Cheikh érudit, savant du Hadith, Muhammad Nassiroudine Al Albani
. Nous ne lui connaissons pas d’égal à l’époque contemporaine du point de vue de l’intérêt qu’il a accordé à la science du Hadith et de ses nombreuses lectures dans ce domaine. Il n’a pas été épargné, ayant écrit des choses que beaucoup considèrent comme des erreurs de sa part. Prenons par exemple son intérêt pour la question du voile et sa déclaration selon laquelle le voile du visage de la femme n’est pas obligatoire, mais recommandé. Même si ce qu’il a dit était vrai, cela fait partie des vérités qu’il convient de cacher car cette déclaration a servi d’appui à certaines femmes qui affectionnent le dévoilement du visage. Il en est de même de la déclaration suivante que l’on trouve dans le livre Sifatou Salâtin Nabiy (
) : « le fait de poser les deux mains au dessus de la poitrine après l’inclinaison (Ar Roukou’) est une innovation et un égarement ». Or c’est une question sur laquelle les savants divergent. Il y a aussi ce qu’il a évoqué dans As-Silsilatou Dha’ifah (2355) où il dit que le fait de ne pas couper le surplus de la barbe qui reste après l’avoir arrêtée avec la poignée de main est parmi les innovations additionnelles. Il en est de même de son interdiction de l’or en forme circulaire aux femmes. Quoique je désavoue ses avis sur ces questions, je continue à utiliser ses ouvrages et d’autres font de même, en raison de l’intérêt qu’ils présentent. En vérité, cette parole de l’Imam Mâlik
est merveilleuse et pleine de sagesse : « On prend de la parole de chacun et en rejette, sauf de l’occupant de cette tombe », disait il en montrant la tombe du Prophète
.
Voici des citations de savants qui attestent et expliquent la nécessité d’excuser l’erreur du savant eu égard à ses sentences :
Saïd ibn Al Moussaïb (93H) a dit : « Il n’y a pas de savant, parmi les nobles et vertueux, qui ne comporte de défaut. Toutefois, celui dont les mérites sont plus nombreux que les défaillances voit ses défaillances annulées en raison de ses mérites, tout comme celui dont les défaillances sont dominantes voit ses mérites partir. »
Un autre a dit : « Le savant n’est pas exempt de l’erreur. Celui qui fait peu d’erreurs et a fréquemment raison est savant, et celui qui a quelquefois raison, mais se trompe le plus souvent est ignorant ». (Jami’ou Bayanil Ilmi Wa Fadhlihi de Ibn Abdul Barr 2/48)
Abdullah Ibn Moubarak (181H) a dit : « Si les bienfaits de l’homme dominent ses fautes, on n’a pas à évoquer ses fautes, et si les fautes dominent les bienfaits, on n’a pas à évoquer ses bienfaits » (Siyarou A’lâmin Noubala de Al Dhahabi 8/152)
L’Imam Ahmad (241H) a dit : « On ne compensera jamais la perte de quelqu’un comme Ishâq (càd Ibn Rahouya), même s’il s’opposait à nous sur certaines questions. En effet, les gens ont toujours eu des divergences entre eux » (Siyarou A’lâmin Noubala de Al Dhahabi 11/371)
Abu Hâtim Ibn Hibbân (354) a dit : « Abdoul Malik – càd Ibn Abi Soulaymane – comptait parmi les meilleurs hommes de Koufa et était parmi ceux qui mémorisaient le hadith. Il arrive parfois que celui qui mémorise le hadith et l’enseigne de mémoire se trompe, mais il n’est pas équitable d’abandonner le hadith rapporté par un Cheikh digne de confiance, dont l’honnêteté est vérifiée, à cause des erreurs qu’il commet en rapportant le hadith. Si nous empruntions ce chemin, nous serions obligés d’abandonner le hadith de Az-Zouhrî, Ibn Jouraij, At-Tsawrî et Chou’bah. Comme ils avaient une grande mémoire et une grande maîtrise de cette matière, ils enseignaient le hadith de mémoire. Mais comme ils n’étaient pas infaillibles, ils ne pouvaient pas ne pas comettre des erreurs en rapportant le hadith, mais ce n’est pas une raison pour s’écarter d’eux. Au contraire, la prudence dans ce cas consiste à accepter ce que rapporte la personne digne de confiance et d’abandonner ce sur quoi elle a commis une erreur, tant que les erreurs ne l’emportent pas sur le reste. Si tel est le cas, elle mérite alors d’être abandonnée » (At Tsiqât 7/97-98)
Shaykh Al Islam Ibn Taymiyyah (728H) a dit : « Parmi ce qu’il convient de savoir, il y a le fait que les différentes sectes doivent être classés selon leur degré (de transgression) : parmi eux, il y en a qui transgressent la Sunna sur des fondements majeurs, tandis que d’autres transgressent la Sunna sur des détails de moindre importance. Il y en est qui ont critiqué et réfuté les groupes qui étaient plus éloignés de la Sunna qu’eux. On peut donc les louer pour ces corrections qu’ils ont apportées et leur défense de la vérité, tout en signalant, d’une part que ces corrections portent sur des points mineurs, et que d’autre part ils méconnaissent bien souvent une partie de la vérité et y ajoutent des élements erronés. C’est ainsi qu’ils réfuteront une grande innovation avec une innovation de gravité moindre, et corrigeront une grave erreur par une erreur qui l’est moins. C’est le cas d’un certain nombre d’adeptes de la scolastique qui se réclament des gens de la sunna et du rassemblement.
Si ces gens ne font pas de leurs innovations un critère de distinction qui les sépare du reste de la communauté des musulmans et sur la base duquel ils scellent des alliances ou témoignent de l’hostilité à ceux qui s’en écartent, ils se rendent coupables d’une erreur, mais ce genre d’erreur est de ceux qu’Allah
pardonne aux croyants. C’est ainsi que de nombreux prédécesseurs, et des Imams, sont tombés dans ce genre d’erreurs. Ils ont tenu par exemple des propos sur la base de l’Ijtihad qui contredisent les textes du Coran et de la Sunna. Contrairement à celui qui prend pour allié quiconque est d’accord avec lui, voue l’inimitié à quiconque s’oppose à lui, crée la discorde dans la communauté musulmanes, traite de mécréant et de pervers toute personne qui le contredit tout en épargant celui qui est d’accord avec lui sur les questions de points de vue et les Ijtihad et rend licite la guerre contre quiconque n’est pas de son avis en dehors de ceux qui sont d’accord avec lui. Ceux-ci font partie des gens de la discorde et de la division. » (Majmou’ Al Fatawah 3/348-349)
Il a dit (19/191-192) : « Et nombreux sont les adeptes de l’ijtihad, parmi les prédécesseurs et ceux qui leur ont succédé, qui ont introduit sans le savoir des innovations, soit à cause de Hadiths faibles qu’ils ont mal interprétés, soit à cause d’avis qu’ils ont émis sur certaines questions sans avoir eu accès aux textes de référence qui en traitent. Si l’homme craint son Seigneur, il ne peut pas s’opposer à Sa parole :
Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur
[Sourate Al Baqarah 1:286]
Dans le Sahih, il est rapporté qu’Allah dit : « Certes, j’ai exaucé cette prière ».
L’Imam Al Dhabi (748H) a dit : « S’il s’agit d’un grand Imam de la science, qui a émis beaucoup d’avis justes, recherche activement la vérité, possède une vaste science et une grande intelligence, si sa vertu et sa piété ainsi que sa conformité à la voie du Prophète
sont attestées, on doit lui pardonner ses faux-pas ; nous ne devons pas le traiter d’égaré, le rejeter et oublier tous ses mérites ! Mais nous ne devons pas non plus le suivre dans son innovation et son erreur, et nous devons espérer pour lui qu’il se repente » (Siyarou A’lamin Noubala 5/271)
Il a également dit : « Si, à chaque fois qu’un Imam commet une erreur bénigne dans son ijtihad sur les questions singulières, nous nous dressions contre lui, le traitions d’innovateur et le mettions en quarantaine, ni Ibn Nasr, ni Ibn Manda, ni ceux qui sont plus grands encore que ceux deux là n’y auraient échappé. C’est Allah qui guide la créature vers la vérité, et Il est le Plus Miséricordieux des miséricordieux. Nous implorons la protection d’Allah contre la passion et la rudesse » (As Siyar 14/39-40)
Il a également dit : « Si nous humilions et traitions d’innovateur toute personne qui commet une erreur dans son Ijtihad – tout en ayant une foi correcte et en s’efforçant de suivre la vérité -, très peu d’Imams trouveraient grâce à nos yeux ; qu’Allah leur fasse miséricorde par Sa grâce et Sa générosité » (As Siyar 14/376)
Il a aussi ajouté : « Nous aimons la Sunna et ses adeptes, nous aimons le savant proportionnellement à sa fidélité à la Sunna et ses nobles qualités. Nous n’apprécions pas en revanche les innovations qu’il a introduites en se fondant sur une interprétation hypothétique. Ce qui compte c’est le nombre et l’étendue de ses mérites » (As-Siyar 20/46).
Ibn Al Qayyim (751H) a dit : « Avoir conscience et connaissance du mérite des Imams de l’Islam, de leur prestige, de leurs droits, de leurs rangs, de leurs mérites, de leur savoir et de leurs conseils, des œuvres qu’ils ont accomplies pour Allah et Son Messager, n’implique pas que l’on accepte tout ce qu’ils ont dit ; s’il se trouve qu’ils n’ont pas pris en compte dans une de leurs fatwah un enseignement du Messager
qu’ils ignoraient et ont émis par leur propre raisonnement un jugement contraire à la vérité, on ne doit pas pour autant rejeter leurs avis en bloc, les rabaisser et les calomnier. Ce sont là deux attitudes injustes et loin du juste-milieu. La bonne voie se trouve à mi-chemin. Nous ne devons donc pas les traiter de pécheurs, pas plus que nous devons les considérer comme infaillibles (…). Celui qui est vraiment versé en sciences religieuses sait indubitablement que le grand savant qui marche d’un bon pas dans le sentier de l’Islam et y laisse des empruntes bénéfiques, peut, malgré la bonne place dont il jouit dans l’Islam et aux yeux de ses adeptes, faire un faux-pas, et il est excusé pour cela ; bien mieux, il est récompensé pour son Ijtihad. Il n’est donc pas permis qu’on le suive dans ce faux-pas, mais il n’est pas non plus permis de rabaisser son rang et son titre d’Imam dans les cœurs des musulmans » (I’lamoul Mawaqine 3/295).
Ibn Rajab Al Hanbali (795H) a dit : « Allah refuse l’infaillibilité à tout autre livre que Son Livre ; la personne équitable est celle qui pardonne à un individu les quelques erreurs qu’il a commises, au regard de ses nombreux avis justes » (Al Qawa’id pg 3)
Extrait de « L’encouragement à suivre la sounnah, la mise en garde contre l’innovation et l’exposition de sa gravité » du cheikh Abdul-Mohsin Al-Abbad Hafizahullah. Traduit pour Al-Mourabitoune
1) L’innovation consistant à examiner les gens sur des personnalités bien précises
Parmi les innovations répréhensibles, ce qui a lieu de nos jours et qui consiste à examiner certains gens de la sounnah par rapport à des personnalités bien précises. Ceci, que le motif de cet examen soit l’aversion envers la personne sur laquelle on examine, ou au contraire la vénération qui est portée à une autre. Si le résultat de l’examen répond à l’attente de l’examinateur, l’examiné sera accueilli les bras ouverts et aura droit aux éloges et compliments. Dans le cas contraire, il n’aura droit qu’à la critique acerbe, le tabdi’1, l’exil et la mise en garde contre lui.
Je relate dans ce qui va suivre, des passages où Shaykh Al Islam Ibnou Taymiyyah
met le doigt sur l’innovation qui consiste à examiner les gens par rapport à des personnalités qu’on porte en animosité ou qu’on vénère.
Il dit dans « Majmou’ou al Fatawaa » lorsqu’il parle de Yazid Ibnou Mou’awiyah :
« La vérité est la position des Imams et qui statue qu’il ne convient pas de lui vouer un amour particulier, ni de le maudire. Malgré cela, s’il était désobéissant (fassîq) ou injuste, Allah
pardonne au désobéissant et à l’injuste, surtout s’il a à son actif d’immenses bonnes actions. Al Boukhari a rapporté dans son recueil authentique d’après Ibnou ‘Omar
que le Prophète
a dit :
« La première armée qui attaque Constantinople est pardonnée » et la première armée qui a fait le siège de Constantinople était sous le commandement de Yazid Ibou Mou’awiyah, et il y avait dans ses rangs Abou Ayyoub al Ansari2…
Il convient donc d’être modéré à ce sujet et de cesser de parler de Yazid et d’examiner les musulmans par rapport à lui, car cela est une innovation contraire aux préceptes d’Ahlou as sounnah wa al jama’ah » (vol. 3 p. 413-414)
Il dit également : « De même que diviser la communauté et l’examiner par rapport à ce que ni Allah, ni son Messager n’ont ordonné » (vol. 3 p. 415).
Il dit aussi : « Il n’appartient à personne d’ériger à la communauté un individu à propos duquel on invite à sa voie, par rapport auquel on aime ou on déteste, à l’exception du Prophète (
). De même on ne brandira pas une parole par rapport à laquelle on aime ou on déteste si ce n’est la parole d’Allah, de Son Messager et de ce autour de quoi s’est assemblé la communauté. Cela est une caractéristique des gens de l’innovation qui érigent un personnage ou un slogan avec lesquels ils divisent la communauté, ils prennent d’amitié ou, au contraire, conçoivent l’inimitié par rapport à tel slogan ou telle affiliation » (vol. 20 p. 164)
Il dit encore : « Si l’enseignant ou le professeur ordonne d’isoler une personne ou de le mépriser, le « descendre » ou l’éloigner, on examinera cela :
- Si le concerné a commis un péché reconnu comme tel par la législation (dhamban shar’ian) il sera punit proportionnellement à son erreur pas d’avantage.
- S’il n’a pas commis de péché reconnu comme tel par la Loi, il n’est pas permis de le châtier juste parce que telle est la volonté du professeur ou autre. Il n’est pas du droit des enseignants de rendre les gens partisans ou de propager entre eux l’inimitié ou l’aversion, ils doivent plutôt être tels des frères qui s’entraident dans la bienfaisance et l’accomplissement des bonnes Å“uvres, comme l’a dit Allah (
) :
Et coopérez dans la bienfaisance et l’accomplissement des bonnes Å“uvres et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression
» (vol. 28 p. 15-16)
S’il était permis d’examiner les gens sur des personnalités de notre époque pour savoir qui est de Ahlou Sounnah ou non, il serais plus logique d’examiner les gens par rapport à celui qui est le plus digne pour cela et qui est le Shaykh de l’Islam, le Moufti du monde entier, l’Imam d’Ahlou Sounnah de notre époque notre Shaykh, le Shaykh ‘Abdoul ‘Aziz ibnou ‘Abdillah Ibn Bâz décédé le 27 du mois de Muharram de l’année 1420 de l’Hégire, qu’Allah lui fasse miséricorde et le récompense. Lui qui est connu de tous par l’étendue de son savoir, son apport immense, sa sincérité, sa gentillesse, sa tendresse, son souci que les gens soient bien-guidés et corrigés. Nous le considérons comme tel et Allah le connaît mieux que nous.
Il avait une méthodologie unique dans la prédication et l’enseignement, dans l’action d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable. Elle se distingue par la douceur et la gentillesse dans ses conseils et nombreuses réfutations. Sa manière de faire est de corriger Ahlou sounnah et non de les repousser, de les redresser et non de s’opposer à eux, de les élever et non de les empoisonner, une manière de faire qui unit et non ne divise, réunit et non ne déchire, corrige et non n’anéantit, facilite et non ne rend difficile
Combien ceux qui s’occupent de la science et ses étudiants sont dans le besoin d’emprunter ce chemin correct et cette voie grandiose, de par ce qu’elle engendre comme bien et repousse comme mal pour les musulmans.
Il est du devoir des adeptes et de ceux qui sont à la tête et qui ont pris part à ce genre d’examen d’abandonner cette pratique qui a divisée Ahlou Sounnah et est la cause de l’inimitié entre eux.
Il faut pour cela que les adeptes délaissent cet examen et tout ce qui en découle comme ostracisme, aversion et rupture, ils doivent au contraire, être des frères affectueux, coopérant dans le bien et l’accomplissement des bonnes Å“uvres.
Il faut également que les leaders se désolidarisent de cette pratique dans laquelle ils ont été suivis, qu’ils affichent clairement leur désaveu à son égard et à l’égard de ceux qui s’y adonnent. Il n’y a que comme ça que les adeptes seront à l’abri de ce fléau et les leaders ne devront plus supporter les conséquences d’avoir été à la base de cet examen et de ce qui en résulte comme dommages qui retombent sur eux.
2) Mise en garde contre le phénomène de la critique (Tajrih)3 et du fait de qualifier d’innovateur (Tabdi’i)4 qui est l’Å“uvre de certains gens de la sounnah contemporains
Dans le même registre que l’innovation qui consiste à examiner les gens par rapport à certaines personnalités on peut évoquer ce qui est apparu ces temps-ci comme phénomène derrière lequel se trouve un petit noyau des gens de la sounnah (Ahlou Sounnah) et qui est la critique de certains de leurs frères d’Ahlou Sounnah, le fait de les qualifier d’innovateurs et ce qui en résulte comme ostracisme (Hajr), rupture des relations (Taquâtu’) et empêchement de tout apprentissage auprès d’eux. Cette critique (Tarjrih) et ce Tabd’i sont dans certains cas basés sur le fait de considérer ce qui n’est pas une innovation comme en étant une.
Je prends comme exemple que les deux Shaykh ‘Abdul’Aziz Ibnou Bâz et Ibnou ‘Outheymine
ont émis une fatwa (verdict religieux) autorisant à une association de prendre part à une démarche par rapport à laquelle ils (les deux shaykhs) ont évalués qu’il y avait un intérêt à participer5. Parmi ceux à qui cette fatwa n’a pas plue, il y a ce noyau qui ont critiqué cette association pour cela.
L’affaire n’en est pas restée là, si bien que la critique s’est étendue à ceux qui coopéraient avec cette association en lui donnant des conférences, les accusant de faire des concessions par rapport à la voie des Salafs, alors que ces deux honorables savants donnaient eux-mêmes des téléconférences à cette association.
Ce noyau a également à son actif la mise en garde contre le fait d’assister au cours d’une personne car il ne critique pas telle personne ou tel mouvement. Parmi ceux qui sont derrière cela il y a un de mes élèves de la Faculté de Shari’a de l’Université Islamique (de Médine) qui en est sorti l’année 1395-1396 de l’hégire cent quatrième sur les cent dix neufs licenciés 6.
Il n’est pas connu pour s’occuper de la science, je ne lui connais absolument aucun ouvrage scientifique et le gros de son activité est la critique, le tabdi’i et la mise en garde contre beaucoup de gens de la sounnah. Ce critiqueur n’arrive pas à la cheville de certains de ceux qu’il a critiqué de par le bien que comportent leurs cours, conférences et ouvrages. Une personne sensée ne peut cesser de s’étonner lorsqu’elle écoute une des ses cassettes qui contient l’enregistrement d’un entretien téléphonique entre Médine et l’Algérie durent lequel le critiqueur questionné à mangé la chair de beaucoup de gens de la sounnah et pour lequel le questionneur a gaspillé son argent à tort. Le nombre de ceux sur qui il est questionné dans cette cassette dépasse la trentaine, parmi eux on compte le ministre, mais aussi des connus et des moins célèbres et un petit nombre pour lesquels on ne se désolera pas. N’ont été épargné dans cette cassette que ceux à propos de qui il n’a pas été interrogé et certains de ceux qui en sont sortis indemnes n’ont pas été épargnés par d’autres de ses cassettes que l’on trouve sur l’Internet.
Ce qui lui incombe est de s’abstenir de manger la chair des savants et étudiants en sciences religieuses tout comme il est du devoir des jeunes et étudiants en sciences religieuses de ne pas prêter attention à ces critiques et accusations d’innovations qui nuisent et ne sont d’aucun profit et de s’occuper avec la connaissance bénéfique qui leur apporte le bien et la bonne fin dans ce bas monde et l’au-delà.
Al hafîdh Ibnou ‘Asâkir
dit dans son livre « Exposition du mensonge du calomniateur » : « Sache – mon frère – qu’Allah nous amène à Son agrément et fasse que nous soyons de ceux qui Le craigne et Le vénère comme il se doit de l’être – que la chair des savants est empoissonnée et la manière par laquelle Allah traite ceux qui les dénigrent est connue ».
J’avais relaté dans mon ouvrage « Douceur des gens de la sounnah envers les gens de la sounnah » un nombre important de versets, hadiths et propos de Salafs relatifs à la préservation de la langue par rapport au fait de dénigrer les gens de la sounnah et surtout les gens de science. Malgré cela, cet ouvrage n’a pas plu à ce critiqueur qui l’a décrit comme étant non approprié à la diffusion, l’a dénoncé et mis en garde contre le fait de le diffuser. Il est tout à fait clair que celui qui observe cette critique et consulte le livre s’apercevra que ce jugement est tout à fait hors contexte et qu’il s’agit plutôt ici du cas qu’a décrit le poète :
« Il se peut que l’œil renie la lumière du soleil à cause d’une conjonctivite et que le palais ne reconnaisse plus l’eau pour cause de maladie »
Quant à l’assertion de l’élève critiqueur à propos de mon livre « Douceur des gens de la sounnah envers les gens de la sounnah » : « Par exemple, l’affirmation que la méthodologie du Shaykh Ibn Baz et celle du Shaykh Al ‘Outheymine sont différentes de la méthodologie de autres gens de la sounnah est une erreur incontestable. Le fait qu’ils n’ont pas multipliés les réfutations et n’ont pas réfuté les opposants. Si cela s’avérait être vrai, ce serait contraire à la voie d’Ahlou sounnah wa al djama’ah. C’est en réalité un dénigrement des deux Shaykhs et des autres à propos de qui cette affirmation pourrait être dite »
Je répondrai à cela de plusieurs manières :
Premièrement :
Il n’est à aucun moment mentionné dans le livre que le Shaykh Ibnou Bâz ne multiplie pas les réfutations, au contraire, ses réfutations sont nombreuses. J’ai cité dans le livre – p51 – : « Il faut que la réfutation se fasse avec douceur et gentillesse et un désir profond que le fautif soit exempt de telles erreurs et lorsque l’erreur est claire et évidente. Il convient de revenir aux réfutations du Shaykh ‘Abdoul’Aziz Ibnou Bâz – qu’Allah lui fasse miséricorde – afin d’en tirer profit sur la manière qu’il convient d’adopter dans les réfutations »
Deuxièmement :
Je n’ai à aucun moment fait mention de la méthodologie du Shaykh al ‘Outheymine
dans les réfutations, car je ne lui connais aucun ouvrage, résumé ou détaillé dans les réfutations. J’ai posé la question à l’un de ses élèves réguliers à ce propos et il m’a confirmé qu’il ne lui connaissait aucune réfutation. Cela ne le diminue en rien car il était occupé par l’étude des connaissances, leur diffusion et la composition d’ouvrages.
Troisièmement :
La méthodologie du Shaykh ibn Bâz
est différente de celle de l’élève critiqueur et de ses semblables, car sa méthodologie était marquée par la douceur, la gentillesse et la volonté d’être bénéfique à celui à qui s’adresse le conseil et le ramener vers le bon chemin. Quant au critiqueur et ses semblables il se distingue par leur dureté, le fait de rebuter et de dénoncer alors que beaucoup de ceux qu’il a critiqué dans ses cassettes, le Shaykh Ibnou Bâz disait du bien d’eux, les encourageait à la prédication (da’wah) et poussait les gens à tirer profit d’eux et à s’instruire auprès d’eux.
En conclusion, je n’ai jamais prétendu que le Shaykh Ibnou Bâz n’avait pas de réfutations à son actif. Quant au Shaykh Al ‘Outheymine, je ne l’ai même pas mentionné dans le contexte des réfutations, ainsi il apparaît clairement que ce qu’a dit le critiqueur au sujet du livre ne s’applique en aucun cas à son contenu. Tout ceci constitue une preuve éclatante de son embrouillement et de sa non vérification de l’exactitude de ses informations. Si tel est le cas par rapport à un écrit, qu’est-ce que cela doit être par rapport à ce qui ne l’est pas ?
Quant à la parole du critiqueur : « J’ai bien lu le livre et je connais la position d’Ahlou sounnah à son égard, sûrement avez-vous vu les réfutations de certains savants et shouyoukhs. Je ne crois que les réfutations vont s’arrêter à ce stade, il y en aura d’autres qui vont s’y mettre, car comme a dit le poète :
Un frère est venu brandissant sa lance
Il y a certes parmi tes cousins des manieurs de lances 7
«
Je réponds à cela en disant que les gens de la sounnah auxquels il fait allusion sont ceux dont la méthodologie diffère de celle du Shaykh Ibnou Bâz. Il cherche par cette parole à stimuler ceux qu’il ne connaît pas afin qu’ils attaquent le livre après avoir encouragé ceux qu’il connaît.
Je n’ai, en réalité, aucunement brandi une lance mais j’ai, bien au contraire, adressé un conseil qui n’a pas été accepté par le critiqueur et ses semblables car le conseil ressemble pour celui à qui il s’adresse au remède pour le malade et il y a des malades qui prennent le médicament même s’il est amèr car ils en attendent un bienfait. Par contre la passion empêche certains de ceux à qui un conseil est adressé de l’accepter et il préfère même mettre en garde contre ce dernier.
J’invoque Allah qu’Il nous accorde la réussite, qu’Il nous guide et nous préserve des pièges de Satan et de ses manigances.
Trois autres se sont associés à l’élève critiqueur ; deux d’entre eux à Médine et à la Mecque qui comptent également parmi mes élèves de l’Université Islamique de Médine. Le premier a reçu sa licence en 1384-1385 et le second en 1391-1392, quant au troisième, il se trouve à l’extrême sud du pays 8. Le second et le troisième ont qualifié quiconque distribue le livre d’innovateur, ce qui constitue un tabdi’i globalisant et généralisateur. Je ne sais pas s’ils ont conscience que des savants et étudiants en sciences religieuses auxquels on ne peut attribuer ce qualificatif ont distribué le livre.
J’attend de leur part qu’ils me fassent parvenir leurs remarques, si elles existent, sur lesquelles ils ont fondés leur tabdi’i général afin que je puisse les examiner. Le Shaykh ‘Abdurahman As-Soudaïss, imam et prêcheur de la mosquée sacré de la Mecque a délivrer un sermon depuis la chaire de la mosquée sacrée dans lequel il a mit en garde contre le fait qu’Ahlou sounnah s’entredéchirent. Nous le conseillons vivement car il est important et bénéfique.
Je demande à Allah – élevé soit-Il – de faciliter à tous l’accomplissement de ce qui Le satisfait, tout comme je Lui demande la juste compréhension de la religion, la stabilité sur la vérité, ainsi que de nous occuper de ce qui nous importe au lieu de ce qui ne nous importe pas. Il est capable de tout et que le salut et la prière d’Allah ainsi que Sa bénédiction soient sur notre Prophète Mohammad.
2: Célèbre Compagnon du Prophète 
3: Il s’agit, bien sur, ici de la critique déplacée ou non fondée et non pas de la critique de manière générale qui si elle est opportune est un des devoirs des gens de science.
4: La remarque en note 3 s’applique également ici, si ce n’est qu’au lieu de la critique, il s’agit du fait d’étiqueter comme innovateur.
5: Il s’agit de l’Association de la Revivification du Patrimoine Islamique (jam’iyatou Ihya Tourâth al Islâmi)
6: Le Shaykh fait allusion à Fâlih Al harbi
7: Le Shaykh corrige dans le texte arabe une erreur grammaticale commise par Al Harbi lors de la citation du vers.
8: Le Shaykh fait référence dans l’ordre à Shaikh rabi’ Al Madhkali, à Shaykh ‘Oubaïd Al Jâbari et à Shaykh Al Nadjmi
Extrait de Madjmou’ Fatawa wa Maqalat Mutanawwia du Cheikh Abd al-Aziz ibn AbdAllah Ibn Baz. Vol. 8, p. 181. Le texte original est disponible à cette adresse: http://www.ibnbaz.org/Display.asp?f=Bz01501.htm – Publié et mis en forme par Al-Mourabitoune
Question :
Que pensez-vous de celui qui dit que les groupes islamiques (Jama’at Al Islamiyah) font partie des sectes qui appellent à l’enfer et dont le Prophète
a recommandé qu’on l’éloigne ? Est-ce exact ?
Réponse :
Louange à Allah
Celui qui invite les gens à suivre le livre d’Allah et la Sunna de Son messager
ne fait pas partie des sectes égarées. Il appartient plutôt aux groupes sauvés cités dans les propos du Prophète
: « les Juifs se sont divisés en 71 sectes et les Chrétiens en 72. Ma communauté, elle, se divisera en 73 groupes dont tous iront en enfer sauf un seul.
– Lequel, ô Messager d’Allah ?
– Celui qui se conduira comme nous le faisons, mes compagnons et moi-même ». Selon une autre version : « C’est la Communauté (Jama’ah) ».
Il s’agit ici d’expliquer que le groupe sauvé est la communauté restée fidèle à la tradition du Prophète
et de ses Compagnons
en matière de la foi en l’unicité absolue d’Allah ; celle qui observe strictement Ses ordres et abandonne Ses interdits. Celle qui s’y conforme dans ses propos, dans ses actes et dans ses croyances. Ses membres sont les partisans de la vérité qui invitent les autres à suivre la bonne direction. Ils peuvent se disperser dans différents pays ; les uns peuvent vivre dans la péninsule arabique, d’autres en Syrie, d’autres en Amérique, en Egypte, en Afrique-Noire ou en Asie. Ils constituent de nombreuses communautés reconnaissables grâce à leur foi et leurs actes. Tous ceux qui suivent la voie de la foi en l’unicité absolue d’Allah
, celle fondée sur la croyance en Allah
et en Son Messager
et sur la stricte observance de la religion d’Allah
telle qu’établie dans le livre et la Sunna de Son messager
, sont les membres de la Communauté des Sunnites, même s’ils vivent dans de nombreuses régions. Cependant ils seront peu nombreux à la fin des temps.
Le critère qui permet de les distinguer consiste dans leur attachement à la vérité. Toute personne et toute communauté qui appellent les gens à suivre le livre d’Allah et la Sunna de Son messager et prône l’adhésion à la foi en l’unicité absolue d’Allah et l’application de Sa loi, voilà la Communauté, les membres du groupe sauvé.
Quant à celui qui appelle à suivre autre chose que le livre d’Allah et la Sunna du Messager
, il ne fait pas partie de la Communauté, mais il appartient aux groupes égarés.
Les membres du groupe sauvé sont ceux qui appellent (les autres) à suivre le livre et la Sunna. Peu importe que les uns soient ici et les autres là-bas puisqu’ils sont animés de la même foi et poursuivent le même objectif. Le fait que les uns l’appellent Ansar as-Sunna, les autres Frères Musulmans (Ikhwan Al Mouslimine) ou autres ne leur nuit en rien, l’important étant leur foi et leurs actions. S’ils restent fidèles à la vérité et à la foi en l’unicité absolue d’Allah et sincères à l’égard d’Allah et loyaux à l’égard de Son messager
aussi bien dans leur foi et leurs actes que dans leur propos, la diversité de leurs noms ne leur nuisent point. Cependant ils doivent craindre Allah vraiment. Peu importe que les uns s’appellent Ansar as-Sunna, les autres Salafis ou Ikhwan Al Mouslimine ou autres. L’essentiel est qu’ils restent véridiques et observent la vérité qui consiste à suivre le livre d’Allah et la Sunna, à les appliquer et à leur rester fidèles, aussi bien dans la foi que dans les actes et paroles. Si cette communauté commet une erreur, les ulémas doivent attirer son attention là-dessus et l’orienter vers la vérité clairement établie.
Nous devons certes coopérer dans le bien et la piété et traiter nos problèmes sur la base de la science, de la sagesse et d’une bonne approche. Quand un quelconque de ces groupes ou d’autres commet une erreur en matière de doctrine ou par rapport aux prescriptions ou proscriptions divines, on doit lui adresser un rappel à l’ordre étayé par des arguments religieux administrés avec douceur et sagesse dans le cadre d’une bonne approche, afin qu’ils revienne à la vérité, l’admette et ne s’en écarte plus. Voilà le devoir des adeptes de l’Islam. Ils doivent s’entraider dans le bien et la piété, échanger de bons conseils et éviter de se rejeter mutuellement de sorte à encourager leur ennemi à les attaquer.
Quelques paroles de savants sur le Qila wa Qal, cette maladie qui divise actuellement les jeunes de la Oumma. Traduit par Al-Mourabitoune.
Parole du Sheikh Mohammad Nasirruddin Al-Albani
Ecoutes mon frère, je te conseille sincèrement, ainsi qu’à d’autres jeunes comme toi, qui résistez à un type de déviation – c’est en tout cas ce qui semble, et Allah sait mieux que tous – : ne perdez pas votre temps dans la réfutation en disant que tel et tel a ceci en lui, et que tel et tel autre a cela en lui. Voilà pourquoi : premièrement, il n’y a aucune connaissance en cela, et deuxièmement, parce que cette manie ne fait qu’engendrer l’hostilité et la haine dans les coeurs, et développer le mépris et la rancoeur. Donc, il ne tient qu’à toi de rechercher le savoir. C’est la connaissance qui te rendra claire la réalité du discours qui est à l’éloge d’une personne particulière, ayant beaucoup d’erreurs, et s’il mérite d’être considéré comme un innovateur. Cependant, pourquoi souhaitons-nous fouiller dans de telles affaires? En effet je vous conseille de ne pas fouiller dans de telles affaires. La réalité est que nous nous plaignons de cette séparation qui a lieu entre ceux qui s’attribuent la da’wah au livre et à la Sunnah – ou, comme nous l’avons dit – ceux de la Da’watus Salafiyyah et la plus grande cause de cette division, et Allah sait mieux que tous, est le fait de suivre ses caprices et désirs et les mauvaises insuflations provenant de son âme. Il n’est pas dû à la présence de différences dans les pensées et les idées. Voici donc, mon conseil sincère.
[ Silsilatul Houda wan-Noor 784/1, daté du 1er de Rabi' Al Awwal 1414 H ]
Parole de Sheikh ‘AbdulAziz Ben AbdAllah Ben Baaz
Ce qui est devenu banal à notre époque, est que beaucoup de ceux qui s’attribuent à la connaissance et appelent au bien, tombent dans la critique de plusieurs de leurs frères qui sont des Daa’iyh (prédicateur) bien connus, et touche à l’honneur des étudiants de la connaissance (Taleb al Ilm) et des prêcheurs (Daa’iyh). Ceci est parfois fait secrètement dans leurs cercles, parfois par le biais de cassettes ensuite distribuées aux gens, ou parfois publiquement mentionné pendant leurs rassemblements dans les mosquées. Et ce fait s’oppose au commandement d’Allah et de Son Messager , et ce, d’un certain nombre d’angles… Ainsi je conseille sincèrement ces frères qui sont tombés dans la diffamation et la calomnie des Daa’iyh, de se repentir à Allah, , pour ce qu’ils ont écrit avec leurs propres mains, et dit avec leurs propres langues ; ce qui peut avoir été la cause de la corruption des coeurs de certains jeunes ; remplissant leurs coeurs de haine et de méchanceté, et les éloignant de l’acquisition de la connaissance salutaire et de l’appel à Allah, car préoccupé par le Qila wa Qal (untel a dit ceci, untel a dit cela) ; et par les bavardages qui concernent cette personne et cette autre personne ; et en voulant à tout prix chercher les erreurs des autres, et les charger de celles-là. De même, je les conseille sincèrement de réparer ce qu’ils ont fait, et de se dégager de ces actions, à travers l’écriture, ou par d’autres méthodes. Ils devraient retirer ce qui a pu entrer dans les esprits et les pensées de ceux qui les ont écouté, et ils devraient commencer à faire des actions fructueuses qui les rapprocheront d’Allah, et qui seront d’un intérêt pour les croyants. Ils devraient prendre garde de se hâter de prononcer le takfir, le tafsiq ou le tabdi sur des personnes, sans véritable explication, et sans preuves établies. Le prophète a dit : « Celui qui dit à son frère : Oh Incroyant, alors cela retournera sur l’un des deux »et l’authenticité de ce hadith a été reconnue.
[ Extrait de "Majmou' Fatawa wa Maqalat Mutanawwi'ah" 7/311-314 ]
Parole de Sheikh Mohammed Ibn Salih Al-’Uthaymin
Il est essentiel pour un étudiant de la connaissance de préserver son temps du gaspillage. Et la perte de temps se réalise de plusieurs manières : premièrement, on laisse parler pour mémoriser et corriger ce que l’un a lu. Deuxièmement, on se repose avec ses amis et on se livre à un entretien vain et vide d’intérêt. Troisièmement, et ce comportement est le plus nocif de tous pour un étudiant de la connaissance : celui qui n’a aucun souci excepté celui de poursuivre les déclarations des personnes avec tel a dit ceci et tel a dit cela ainsi que ce qui arrive et qui a lieu concernant une affaire qui ne le regarde pas. Et il n’y a aucun doute sur le fait que c’est une faiblesse de son Islam, puisque le Prophète a dit : une partie du bon comportement musulman consiste à ne pas s’occuper d’affaires qui ne le regarde pas. Et occuper quelqu’un avec le Qila wa Qala (« untel a dit ceci, untel a dit cela ») et l’interrogation excessive est de la perte de temps. Et c’est, en réalité, une maladie qui, quand elle se propage dans l’homme – nous demandons à Allah le bien-être – cela devient sa plus grande inquiétude. A cause de cela, il peut également parfois montrer de l’hostilité (‘adaa) à quelqu’un qui ne mérite pas l’hostilité, ou montrer l’allégeance (walaa) à quelqu’un qui ne mérite pas l’allégeance, parce qu’il se soucie de problèmes qui ne font que l’éloigner de la connaissance, sous prétexte de « soutenir la vérité », alors que ce n’est pas le cas ! Ce serait plutôt s’occuper d’une affaire qui ne le concerne pas. Si, cependant, un rapport vient à vous sans que vous l’ayez poursuivi ou recherché, alors toutes les personnes reçoivent des nouvelles, mais elles ne s’en occupent, et il ne devient pas leur plus grand souci. C’est parce que ceci préoccupe l’étudiant de la connaissance, le corrompt ; et n’ouvre pour la Oummah que la porte de l’esprit sectaire (hizbiyyah), qui divise alors la Oummah.
[ Extrait de Kitaboul 'Ilm page 204-205 ]
Parole de Sheikh ‘Abdullah Al-Ghunayman
Parmi les conséquences des actions de ces individus, il y a le fait de troubler les pensées de beaucoup de jeunes. Ainsi, en résultat, plusieurs jeunes ont dévié du chemin de la droiture et ont commencé à suivre celle de ceux – qui critiquent d’autres, et qui se sont tenues dans le chemin de la da’wah et ont bloqué le chemin d’Allah – établi pour eux. Une partie des jeunes, à cause de ces individus qui critiquent d’autres, ressentent maintenant un grand fossé entre eux et les savants, et gardent maintenant de grands doutes, les éloignant des savants. Certains ont commencé à classer des personnes par catégorie selon ce qu’ils entendent de ces personnes, disant : M. untel fait parti des Ikhwan, parce qu’il parle, visite ou s’assoit avec une personne des Ikhwan ; ou que tel et tel fait parti des Souroury ; ou tel et tel est des opportuniste [ c.-à-d. ceux qui souhaitent plaire à tout le monde, même aux dépens de la vérité ], … La chose étonnante est que ces personnes imaginent qu’en faisant ainsi, elles appliquent la méthodologie d’Al-Jarh Wat-Ta’dil. Cependant, ils ont adopté dans cette action, les chefs ignorants qui sont mal orientés et qui égarent les autres. Donc, il est du devoir de tout musulman de craindre Allah en ce qui le concerne, et ces âmes faibles ne représentent pas même un quart, ou un dixième de l’instruit.
Cela se trouve dans le hadith authentique : « Si Allah guide ne serait-ce qu’une personne par vous, cela vaut mieux que le meilleur choix de chameaux. » [d'après Al-Bukhari (2942), de Sahl Ibn Sa'd Radhi Allahu 'Anhu]. Cela signifie que cela est meilleur pour vous en ce monde. De même, celui qui égare ne serait-ce qu’une seule personne, supportera un grand fardeau ; comme Allah le dit, après avoir mentionné l’histoire d’un des fils d’Adam tuant son frère : à cause de lui, nous avons ordonné aux enfants d’Israël que celui qui tue une personne, en dehors de toute légitime défense ; ou tue une personne dans le but de semer la corruption sur la terre, c’est comme s’il a tué l’humanité toute entière[Sourate Al-Mâ'ida 5:32].
Ainsi, égarer quelqu’un de sa religion est de très loin un pire crime que de le tuer. Donc, les déclarations concernant des sujets de religion doivent être énoncés avec leurs preuves du livre d’Allah , ou de la Sunnah de son messager , et qu’en faisant de telles déclarations on ne devrait rechercher par là que le visage d’Allah ; et on devrait également mesurer si le mal résultant d’un tel discours ne sera pas plus important que le bien, ou que son intention n’est pas due à l’envie d’un individu particulier, ou par le fait de suivre sa passion.
[ Extrait de Al Hawa wa Atharuhu fil Khilaf 33-34 ]
Parole de Sheikh Mohammed Saleh Fawzan Aal Fawzan
Délaissez le fait de parler des gens, [de dire que] untel est hizbi… untel est ceci…delaissez le fait de parler sur les gens, prodiguez le conseil et appellez les gens à l’unité (Ijtima’ Al Kalimah), à ce qu’ils apprennent la science auprès des gens de science, aux études bénéfiques (Al Dirasat Al Sahiha), ou aux études religieuses, et cela est mieux, ou aux études « mondaines » qui te sont profitables ainsi qu’à la societé. Quant à se préoccuper du « untel a dit ceci et untel a dit cela » (Qila wa Qal), untel est fautif, untel a raison et untel ceci…celui là est celui qui propage le mal,divise (Yufareq Al Kalimah) et provoque la Fitnah (le tumulte)… Si tu remarques une erreur chez quelqu’un, conseille le en tete-a-tete, ne te mets pas dans une assemblée, untel a fait ceci et un autre a fait cela, tu le conseille seul à seul, ça c’est le conseil. Mais lorsque tu parles dans une assemblée sur quelqu’un, ce n’est pas un conseil mais une diffamation (Fadiha), de la médisance et c’est un mal.
Parole de Sheikh Saleh Aal Sheikh
Il n’est pas possible d’affirmer de manière catégorique que quelqu’un de bien précis, si ce n’est avec des conditions particulière, est bel et bien du mouvement untel (Al Jamaah Al Foulaniya), qu’il y est affilié et ainsi de suite. La plupart de celà n’est que conjecture (Dhounoun) et il est bien connu que les sujets liés à la religion ne se construisent pas sur des doutes (Dhounoun) mais uniquement sur des réalités. Le domaine de la prédication est que tu mettes en garde sur ces points là, sur l’esprit partisan (Al Hizbiyate) et ce qui s’en suit, que tu mettes en garde (avertisse) celui qui est dans ce cas-là, celui dont tu t’aperçois qu’il s’est éloigné de ce qui est juste par rapport à celà, il fait preuve de fanatisme pour un groupe particulier (Jamaat minal jamaate), il a de l’exagération, il appelle à ce que les gens s’affilient à ce mouvement et ainsi de suite, il le défend ainsi que ses fondements et ses principes, celui là il faut lui parler personnellement. Quant à s’adresser au grand public avec un sujet qu’il ignore à son niveau, il ne connait ni de groupe, ni rien de cela, celà provoque en lui des doutes sur le bien-fondé meme de l’observance de la pratique religieuse, comme cela s’est produit réellement. Donc, en ce qui concerne ce sujet, on ne dit ni que le prédicateur doit en parler de manière absolue, ni qu’il doit le délaisser de manière absolue, il doit l’aborder (en parler) dans les limites que lui a fixé la législation. Parler de ce sujet requiert de la science, de la sagesse et de la clairvoyance et la législation (Al Shariah) – comme celà est défini dans dans les règles – est venue pour concrétiser les « interets » (Al Massaleh) et les parachever et pour repousser les « inconvénients » (Al Maffassed) et les réduire. Parler de ces sujets selon ce qui concrétise les « interets » et repousse les « inconvénients » est ce qui est demandé, car la concrétisation des « interets » religieux est un point unanimement reconnu et la supression des « inconvénients » legaux est chose unanimement reconnue, mais concrétiser un « interet » mais qui est suivi de nombreux « inconvénients » n’est pas permis. Quelqu’un qui vient et tu lui fais la prédication et il est enthousiaste pour le bien (Makbul ‘alal Khayr) et tu lui dis des paroles sur untel et untel, et untel et le mouvement untel et untel, il se peut que sa conscience (‘Aqlah) ne supporte pas celà et qu’il se mette a haïr le bien (Al Khayr) de manière générale.

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